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Lorsqu’elle se tourne vers la peinture, cette disposition ne disparaît pas : Elle change simplement de forme.

Ses pinceaux prolongent, à leur manière, un geste de soin.

KALOU voudrait que celui qui s’arrête devant l’une de ses œuvres puisse éprouver quelque chose qui lui appartient : du calme, une émotion, un souvenir, l’envie de partir ou simplement quelques secondes de silence.

Elle ne cherche pas seulement à donner à voir. Elle voudrait que ses œuvres puissent offrir une respiration, ouvrir une porte, permettre au regard de partir quelques instants vers un espace plus calme, plus vaste, peut-être plus intérieur.

Son imaginaire s’est nourri du monde. Cinq années vécues à New York, entre buildings et musées, puis le Groenland et la mémoire emprisonnée dans la glace, les immensités de Mongolie, les bleus de Polynésie, l’Atacama, le Salar d’Uyuni, l’Égypte, le Maroc, l’Andalousie, l’Italie… De ces voyages, elle a conservé des sensations davantage que des images : la lumière, l’espace, les traces des civilisations, les matières et cette infinie diversité des couleurs.

Et puis il y a Amorgos... Cette île des Cyclades occupe une place à part. Là, devant la mer Égée, Kalou peut rester longtemps à contempler l’horizon et ses nuances sans cesse renouvelées. La lumière y transforme continuellement le paysage. Le bleu n’est jamais tout à fait le même.

Elle aime penser que les bleus sont entrés dans son ADN, et qu’elle peut désormais les exprimer à l’infini, comme on chante une chanson que l’on aime et que l’on garde dans la tête.

La peinture est pourtant arrivée relativement tard comme moyen d’expression. Un stage créatif autour du mandala lui révèle, il y a une dizaine d’années, quelque chose d’essentiel : ce langage-là lui est accessible.

Kalou refuse de s'enfermer dans un technique : Acrylique, huile, pigments, bois, collages, matières naturelles ou techniques héritées de la fresque ancienne ... L'artiste curieuse et passionnée, expérimente, associe, superpose et laisse volontiers la matière participer à l’histoire qu'elle crée à chaque nouvelle oeuvre.

La disparition de son père marque cependant un déplacement profond dans son travail. La lumière devient autre chose qu’un élément pictural. Elle devient présence, mémoire, passage, expression d’un amour qui demeure.

Ses horizons prennent alors une dimension plus intime et parfois spirituelle, sans jamais imposer leur sens.

Chez KALOU, tout semble commencer par une émotion.

Une musique qui transporte...
Une lumière qui traverse un paysage...
Un bleu qui paraît ne jamais finir.

Fille d’un musicien professionnelet d’une mère artiste, elle grandit naturellement entourée de création. La musique, surtout, ne la quittera jamais. Elle y trouve ce pouvoir mystérieux de nous emmener ailleurs sans avoir besoin de mots. Bien des années plus tard, lorsqu’elle découvre véritablement la peinture, elle comprend qu’elle vient peut-être de trouver sa propre manière de composer.

Sa vie professionnelle l’a conduite vers un autre territoire sensible : Devenue professionnelle du bien-être et de l’esthétique, elle choisit un métier où prendre soin signifie aussi révéler : faire apparaître le beau, restaurer une harmonie, apporter du bien-être et transmettre une énergie positive.mple : prendre soin, c’est aussi aider chacun à retrouver le beau qu’il porte en lui, une harmonie et parfois une confiance oubliée.
Elle consacre ainsi une grande partie de sa vie aux autres.

Cette attention à l’autre est restée au cœur de ce qu’elle est. Seul le langage a changé.

Aujourd’hui, KALOU prend aussi soin par la peinture.

Elle ne cherche pas seulement à donner à voir. Elle voudrait que ses œuvres puissent offrir une respiration, ouvrir une porte, permettre au regard de partir quelques instants vers un espace plus calme, plus vaste, peut-être plus intérieur.

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a man riding a skateboard down the side of a ramp
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